lundi 20 août 2012

Cambodge, le 18 Août 2012 : La cité impériale d'Angkor

Voila exactement 6 mois que j'ai quitté la France. Et quoi de plus sympathique que la visite d'Angkor pour fêter ça (même si ce n'est qu'une pure coïncidence) ! Selon certain, le temple d'Angkor Vat serait la 8ème merveille du monde.

La cité impériale d'Angkor fût édifiée à partir du IXème siècle, et exista jusqu'au XVème siècle. Ce fût la capitale de l'empire Khmer. Elle ne fût pas construite d'un coup, mais progressivement, suivant les différents rois. Le déclin de cette cité reste encore mystérieuse à l'heure actuelle.
Elle est classée au patrimoine mondial de l'UNESCO. C'est l'une des plus grande cité archéologique du monde. Elle est composée d'une multitude de temples, espacés parfois de quelques kilomètres. Pour se rendre compte de sa dimension : j'ai loué un vélo pour visiter Angkor. J'ai fait une boucle d'une quarantaine de kilomètres, et juste pour voir les principaux temples. On pourrait rester là-bas une semaine !


J'ai commencé la visite par le temple d'Angkor Vat. C'est le plus grand, le plus célèbre et le mieux conservé.
Ce temple fût construit au XIIème siècle, dédié initialement à la divinité Vishnou. Mais au cours de l'histoire, il devint bouddhiste, puis de nouveau hindouiste, puis bouddhiste jusqu'à maintenant.

De loin ça ressemble beaucoup au site de Prembanan en Indonésie.
 

Par contre, le problème, c'est  que le site est trop touristique ! J'ai pris la photo à 6h du matin... c'était déjà blindé ! Mais heureusement ça se calme pour la suite.



C'est complétement énorme. On pourrait se perdre dans les ruines ! Toutes les pierres sont sculptées. Je ne sais pas combien il y a de kilomètres de fresques...





Ensuite, je continue sur Angkor Thom. C'est un complexe fortifié avec pas mal de temples dedans.



Ce temple est réputé pour tous les visages sculptés.






Je continue de pédaler dans la campagne, en visitant des temples par ci par là.




Le tour en vélo dans la forêt et les rizières était vraiment très sympa.







Voici le temple Ta Prohm. Il n'est pas en très bon état, mais très sympa. Surtout ces arbres qui ont poussé sur les ruines.






 

Cambodge, le 17 Août 2012 : Siem Reap

Siem Reap est une petite ville au Nord Ouest du Cambodge, se trouvant juste à côté de la cité d'Angkor. C'est donc un lieu de passage obligatoire pour visiter la cité d'Angkor, faisant de cette ville une ville très (trop) touristique.



Par contre, il y a dans le centre ville un temple bouddhiste très joli.





Avec un beau temple en construction... mais quand on regarde bien, finalement, le temple n'est rien par rapport à l’échafaudage ! C'est bien celui-là le plus impressionnant... tout en bois mort.



Finalement, on peut faire de belles choses même avec du matos de merde !


jeudi 16 août 2012

Cambodge, le 16 Août 2012 : The Killing Fields, une page noire de l'histoire du Cambodge

Je suis allé à Choeung Ek, à 17 km au sud de Phnom Penh. Là-bas il y a "the killing fields" (les champs de la mort). Les champs de la mort sont les charniers faits pendant le régime Khmers Rouges sous Pol Pot.

Le Cambodge a conservé celui de Choeung Ek, qui était le principal, afin de faire mémoire des victimes du génocide cambodgien.

Tout commença après la guerre du Viêtnam. Pendant celle-ci, entre 1970 et 1975, il y avait une guerre civile au Cambodge entre l'état en place pro-américain, et les Khmers Rouges, communistes appuyés par la Chine.
A la fin de la guerre du Viêtnam, les américains se retirent d'Indochine, ce qui facilite l'arrivée au pouvoir des Khmers Rouges. Ainsi, Pol Pot, leur leader, prend le pouvoir en 1975... jusqu'en 1979 (chute du régime Khmers Rouges).
Et ce Pol Pot a la brillante idée de détruire son pays ! Il organise un véritable génocide en supprimant tous les opposants au régime ainsi que tous ceux de l'ancien régime. Il détruit les écoles et les hôpitaux, supprime les enseignants et intellectuels...
Au total, il aurait tué entre 2 et 3 millions de personnes, soit quasiment 20% de la population !! C'est complétement fou !
Après la chute de son régime, il serait parti en Thaïlande écouler des jours heureux tranquille dans une villa... jusqu'au jour où des personnes le reconnaissent et le balance. Il finira alors sa vie en prison, et peut-être comme il le méritait, son corps fût incinéré (en 1998) dans un tas d'ordure avec des pneus.

Je suis donc allé voir un de ces camps d'extermination. C'est assez prenant ! (déconseillé aux sensibles !)
On voit donc ces fosses qui servaient de charnier. Des camions blindés de prisonniers arrivaient, et les gardiens les éliminaient tout de suite. De temps en temps, il y avait tellement de personnes à éliminer que les gardiens n'arrivaient pas à tous les liquider dans la soirée (car ils faisaient ça le soir pour être plus discrets). Les autres prisonniers attendaient donc dans une cabane pourrie le temps d'être exécuté le lendemain.
Afin de ne pas gaspiller de munitions, les bourreaux ne devaient pas utiliser d'armes à feu. Ils faisaient donc ça à l'ancienne, avec des pioches, des couteaux, des marteaux ou encore des machettes. Pour les enfants (car les enfants y passaient aussi, afin de ne pas pouvoir se venger étant devenu grands selon eux), ils les prenaient par les pieds et leur éclataient la tête sur un arbre. Afin d'être plus ou moins discret, ils installèrent des hauts parleurs pour diffuser de la musique afin de couvrir les cris des prisonniers se faisant exécuter.
Ces charniers furent découverts après la chute du régime, en 1980.

Bref, tout ça est horrible... et c'était il y a seulement 35 ans...

Un mémorial fût construit au centre : un stupa, rempli de crane.




On voit les fausses sur l'image dessous.


Cambodge, le 15 Août 2012 : Phnom Penh

Après presque deux semaines au Viêtnam, j'arrive à Phnom Penh, au Cambodge. Je n'avais donc pas prévu de passer par là, mais je ne regrette pas du tout.
Dès mon arrivée, je fais l'expérience des tuk-tuk : ces sortes de moto taxi. Le bus m'a lâcher de l'autre côté de la ville, donc j'en ai besoin pour rejoindre le centre. A Phnom Penh, il n'y a pas de transport en commun. C'est assez la dèche depuis la chute du régime Khmer Rouge.



Par contre, je pensais être pas mal rodé niveau monnaie avec l'habitude de changer de monnaie en traversant les différents pays, mais au Cambodge j'ai découvert un fonctionnement qui m'était inconnu auparavant : ils utilisent deux monnaies différentes en même temps ! La monnaie du Cambodge est le Riel, mais ils fonctionnent au dollars américain. Les distributeurs ne donnent que des dollars américain (du moins tout ceux que j'ai essayé !), par contre, les petites sommes sont payées en Riel. On change très facilement le dollars en Riel. La première fois que j'achète une bouteille d'eau, je n'avais qu'un billet de 10$. On me rend alors le gros de la somme en dollars, et les centimes en Riel. Et ça fonctionne comme ça : on paye les unités en dollars, et les centimes en Riel. Par exemple, pour 3.25$, on donne 3$ et 1000 Riel ! Faut s'y faire !


On croise beaucoup de jeune en tenue bouddhiste. Ce ne sont pas des moines bouddhistes, ce sont des étudiants. Ils sont simplement dans des écoles bouddhistes, ce qui correspondrait en gros à nos écoles privées en France.



Dès arrivé à Phnom Penh, je suis allé visiter le palais royal.
En fait, j'avais déjà croisé plusieurs personnes au Viêtnam qui allait ensuite au Cambodge, mais directement à Siem Reap pour aller voir le temple d'Ankor (c'est le site le plus connu du Cambodge). Maintenant, après avoir vu le palais, je pense qu'ils manquent vraiment quelque chose ! Je pense qu'à lui seul voir le palais mérite de venir au Cambodge.

Le Cambodge est donc une monarchie... avec un roi ! Ce palais fût édifier sous le roi Norodom Ier en 1866, pendant le protectorat français. L'architecture est typique Khmère. C'est vraiment très jolie.









Il y a une maquette du temple d'Ankor.




On retrouve quelques vestiges de la présence française au Cambodge.





En me baladant dans Phnom Penh, je me suis fait surprendre par une grosse averse. Déjà tout trempé, je me suis réfugié sous une sorte de hangar, où se trouvait une table avec un jeu d'échec. Là, un jeune s'approche, parlant un peu anglais, et on commence une partie d'échec. Par contre, leurs règles sont totalement différentes des nôtres ! Mais quoiqu'il en soit, ça m'a permis de passer le temps, le temps que la pluie s'arrête.