dimanche 8 avril 2012

Chili, le 1er Avril 2012 : Le désert d'Atacama

Parti d'Uyuni en Bolivie pour le trek en jeep, j'arrive directement au Chili, au niveau de San Pedro de Atacama.

J'arrive donc dans le désert d'Atacama. Il se trouve tout au Nord du Chili.
C'est le désert le plus sec du monde. Il ne pleut jamais. Il n'y a quasiment pas de vie là-bas. Atacama vient du Quechua qui signifie "pierre sèche" ou un truc comme ça.














On a eu le droit à un verre de pisco pour le coucher du soleil sur le désert !


Du fait que l'air est très sec, elle est très transparente. Il y a une très bonne visibilité. Ce désert est le lieu idéal pour l'observation du ciel. De plus, comme c'est un désert, il n'y a rien. Donc pas de lumière parasite pour l'observation. Enfin, ce désert est en altitude. Il y a des plateaux à 5000m d'altitude. De là, il y a moins d'épaisseur d'atmosphère au dessus de notre tête, donc la visibilité du ciel est meilleure.
C'est pour ceci que l'ESO (Observatoire européen de l'hémisphère sud) est implanté là-bas. Ils s'y trouvent les plus grands télescopes du monde pour l'observation du ciel depuis la terre.


J'ai contacté un ancien collègue du boulot qui bosse maintenant à l'ESO, sur un télescope pas très loin de San Pedro, sur un haut plateau. Je voulais visiter les installations de l'ESO. Finalement, ça n'a pas été possible. Ce collègue n'était pas sur le site quand j'y étais, et les visites étaient trop compliquées (d'autant plus que le télescope est encore en construction).

J'ai quand même pu rencontrer un astronome français, implanté à San Pedro, qui travaillait avant à l'ESO, mais qui a décidé de montrer le ciel aux touristes de passage ! Il possède une dizaine de petits télescopes. Sa présentation du ciel était trop intéressante !
Voici des photos de la lune et de saturne (avec ses anneaux) que l'on peut voir dans ses lunettes.




Pour repartir de San Pedro vers le Sud, on prend une route qui traverse le désert d'Atacama.
 

Jusqu'à Antofagasta, qui est sur la côte...



Et j'arrive ensuite à La Serena... toujours sur la côte...


Je croise une sorte de lion des mers échoué...




Autour de La Serena, il y a pas mal d'observatoires. Il y en a de l'ESO, pour les professionnels, sinon, il y en a pour les touristes.
Je suis retourné dans un observatoire pour touristes, mamalluca... le plus connu.
Les visites ne sont pas fait par des astronomes, mais par des passionnés on va dire... En comparant, rien ne vaut les explications d'un astronome, dont c'est le métier ! Le gars de mamalluca disait des choses dont je ne suis pas sûr de leur exactitude... et les explications étaient quand même limitées. Mais c'était tout de même pas mal.
Je reste quand même déçu de n'avoir pas pu visiter une installation de l'ESO, autrement plus intéressant que les observatoires pour touristes.

C'était un soir presque de pleine lune... ce qui d'ailleurs n'est pas terrible pour observer les étoiles !


mercredi 4 avril 2012

Bolivie, le 30 Mars 2012 : Trek d'Uyuni à San Pedro de Atacama

A Uyuni, il y a surement l'activité la plus réputée à faire en Bolivie : un trek en jeep d'Uyuni jusqu'à la frontière Chilienne, en passant par les fameux salars, des lagunes, des geysers...



On commence par voir un cimetière de trains. Il y a un train passant par Uyuni...



Ensuite les fameux salars. C'est une croute de sel d'une centaine de mètres de profondeurs, qui s'étend à perte de vue.



Tout le monde a l'habitude ici de prendre des photos en jouant sur la perspective. Comme il n'y a rien qui relie le premier plan du second, ça donne un effet sympa. Là, c'est tous dans la chaussure !


Le sel y est exploité ici.


Ces grandes étendues sont propices aux mirages... cet effet optique où l'on croit voir de l'eau. Il n'y a pas d'eau, c'est le ciel que l'on voit. Ici, on croirait voir des îles... mais il n'en est rien... c'est tout sec !


Tous les paysages traversés sont des déserts, quelques fois avec des formations rocheuses amusantes.









Dans la lagune ci-dessous, on y voit des flamants roses. Il en existe trois sortes en Bolivie.






Ça c'est une lagune rouge. La couleur est donnée par une plante.



On croise aussi des geysers. De la vapeur brulante sort du sol. Ici, on est à 5000m d'altitude.


Et pas trop loin de là, ce sont des sources d'eau chaude. On peut s'y baigner. L'eau est à 40° - 45° !






Pour finir, voici la photo de groupe : de gauche à droite debout : 2 allemandes, 2 anglaises, 1 français (c'est moi !), 1 canadien, 1 argentine, 1 canadien, 1 australien, 1 israélien. Et 2 canadienne agenouillées au permier plan.



mardi 3 avril 2012

Bolivie, le 28 Mars 2012 : Les mines de Potosi

Potosi se trouve dans le sud de la Bolivie, à une dizaine d'heure de bus de La Paz. C'est soi-disant la plus haute ville du monde. Son centre est à un peu plus de 4000m d'altitude.
Pendant la domination espagnole, au 16ème - 17ème siècle, Potosi était l'une des villes les plus riches, grâce à ses mines (d'argent à l'époque). C'était le coffre fort de l'empire espagnol.

Quand les espagnols sont arrivés à Potosi, ils ont donc exploité ces mines. Des personnes du monde entier sont venues (sous la contrainte) travailler dans ces mines. Les espagnols ont pratiqué l'esclavage, forçant les gens à travailler non stop dans les mines... et vue les conditions de travail, ça a été un massacre : l'histoire nous dit qu'en 300 ans, 8 millions de personnes sont mortes dans les mines de Potosi !
Les mines de Potosi sont toujours en activité, mais on y trouve moins d'argent qu'avant. On y trouve d'autres minerais, comme du zinc.




Il est possible de descendre dans les mines avec les mineurs, et ainsi voir leurs conditions de travail. Attention, ce ne sont pas des mines pour touristes, mais de vrais mines!

L'idée est de descendre dans les mines avec des cadeaux pour les mineurs. Comme cela, ils aiment bien les touristes ! De plus, ça leur permet de montrer leur travail au monde.

Généralement, les cadeaux que l'on fait aux mineurs sont : de la dynamite, de l'alcool (à 96) !!), de l'eau ou soda, et des feuilles de coca à mâcher.
Potosi est la seule ville où la dynamite est en vente libre ! N'importe qui peut en acheter. Ça ne coute rien.

Voici un bâton de dynamite :


L'alcool...


Les feuilles de coca...


Ça... c'est moi en mineur !



Dessous, on y voit une sorte de statue d'un Dieu... Les mineurs sont très superstitieux. Ils font des sacrifices de lama à ce Dieu. Pour eux, plus il y a de sang de lama sacrifié, moins il y a de sang humain qui coule dans les mines...


Les conditions de déplacement dans la mines sont dures. Interdit aux claustrophobes ! On doit de temps en temps ramper dans des tunnels.
D'une part il y a l'altitude, parce que l'entrée des mines est à 4300m d'altitude. Donc on souffle très vite !! Et puis il y a la poussière que l'on respire... la température (jusqu'à 45° quand on descend !!!). C'est vraiment la galère.
Les gens y travaillent jeune (16 17 ans) jusque ce que la mine les tue !





 Avant de descendre dans la mine... le guide nous demandait ce qu'on faisait dans la vie... chacun répond... puis le guide nous dit : "Vous allez voir, vous allez aimer votre travail !".
Effectivement, après être resté seulement 2h dans les mines, on peut se rendre compte des conditions de travail horribles de ces gars... et ça nous fait aimer notre travail... peu importe ce qu'on fait !